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Konica Minolta Dimage Z3


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    Konica Minolta rejoint Panasonic dans le club très fermé des fabricants à produire des appareils photo numériques avec zoom x12 et stabilisateur d’image. Le Z3 n’en demeure pas moins compact et produit de beaux clichés.

    Les précédents Dimage Z, à l’instar du Z2, se distinguaient surtout par leur zoom hyperpuissant. Ils intégraient un peu moins de technologies que les modèles avancés des Dimage A. Toutefois, avec ses tout derniers appareils, les Z10 et Z3, Konica Minolta sépare la gamme Dimage Z en deux segments. Le Z3 hérite du stabilisateur d’image "Anti-Shake" qui avait fait son apparition sur l’A1. De plus, son zoom optique passe désormais à x12, ce qui lui vaut d’être le premier concurrent à rivaliser avec la portée optique du FZ 20 de Panasonic.

    Konica Minolta rejoint ainsi Panasonic dans le club très fermé des fabricants à proposer des appareils à zoom x12 doté d’un stabilisateur d’image. Canon ne propose pour sa part que le Powershot S1 IS comme appareil avec stabilisateur optique. Mais il est pourvu d’un zoom optique x10, ce qui est légèrement inférieur.

    Des images stabilisées

    Le Dimage Z3 est donc lui aussi doté d’un stabilisateur. Il fonctionne toutefois différemment du mécanisme de stabilisation « par déplacement de l’objectif » de Panasonic. Un dispositif utilisé depuis un certain temps dans les téléobjectifs plus longs des appareils photo reflex. Le Dimage repose quant à lui sur un système de stabilisation par déplacement du capteur qui produit le même résultat. Avec une plage focale qui s’étend jusqu’à 420 mm (en équivalent d’un appareil 35 mm), l’ effet de la technologie Anti-Shake est nettement plus perceptible par rapport aux modèles Dimage A à zoom x7 de Konica Minolta. Malheureusement, le Z3 n’inclut aucun bouton permettant d’activer et de désactiver rapidement le système Anti-Shake. Vous devez parcourir plusieurs menus pour accéder à cette option.

    Outre sa résolution inférieure (4,1 mégapixels contre 5), le Z3 est également équipé d’un objectif plus lent que le FZ20 de Panasonic. Le réglage d’ouverture fixe à f2,8 du FZ20 permet d’utiliser des vitesses d’obturation nettement plus élevées qu’avec le réglage f4,5 du Z3 (en téléobjectif), par exemple. Les différences ne paraissent pas immédiatement perceptibles en extérieur, mais dans les situations plus sombres, le modèle de Panasonic l’emportera plus nettement. Après tout, il importe peu que vous puissiez prendre un cliché avec une vitesse d’obturation de 1/6 s si votre sujet n’est pas capable de rester en place.

    En termes de design, le Z3 conserve l’aspect de base de son prédécesseur, le Z2. Il reprend le même look atypique avec le boîtier en plastique. Il existe toutefois des différences. Pour commencer, la prise en main de l’appareil a été améliorée grâce à des grips en caoutchouc, présents à droite et à gauche du boîtier. Contrairement aux Z1 et Z2 qui l’ont précédé, le Z3 n’utilise pas le système Switch Finder (par lequel un miroir reflète l’image du LCD dans le viseur), mais un viseur électronique plus conventionnel. Konica Minolta a également changé de place l’emplacement pour la carte SD, qui figure désormais à côté de la poignée. À l'utilisation, l'ancienne disposition apparaît plus judicieuse. La trappe a maintenant tendance à s’ouvrir toute seul. Toutefois, il est vrai que la nouvelle position permet de remplacer plus rapidement la carte mémoire.

    Rapide à l’allumage

    Les performances du Dimage Z3 sont plutôt impressionnantes. Le temps de mise en marche s'avéré rapide, avec un peu plus d’une seconde. En mode prise de vue individuelle, l’intervalle entre chaque cliché (sans le flash) est inférieur à une seconde. L’appareil nous a permis de prendre six photos en 4 secondes avant de nous faire patienter pendant 6 longues secondes pour libérer la mémoire tampon. L’utilisation du flash ne ralentit que légèrement l’appareil. Il faut environ 2 secondes au flash pour se recharger. En mode rafale, le Z3 est parvenu à prendre 5 clichés à une cadence relativement rapide de 2,5 images par seconde (fps) ; toutefois, il a faut attendre encore plus longtemps (8 secondes) avant de pouvoir mitrailler de nouveau.

    Le mécanisme du zoom est très silencieux par rapport à celui des récents compacts que nous avons testés. De plus, l’objectif du Z3 propose beaucoup plus de niveaux différents dans les longueurs de focale que la plupart des autres modèles compacts. Il est ainsi possible d’effectuer la mise au point de manière très homogène et précise. Pour l’essentiel, le système autofocus (AF) s’est montré réactif, nécessitant environ une seconde pour effectuer la mise au point dans des conditions d’éclairage correctes. Bien qu’il soit dépourvu de lampe d’appoint de l’autofocus, le Z3 s’en sort assez bien lors de la mise au point dans l’obscurité. Dans de telles situations, l’appareil se montre bien évidemment plus lent, nécessitant près de 4 secondes.


    Couleurs agréables

    En termes de qualité d’image, le Z3 produit des photos globalement honorables. Les tons des couleurs sont agréables, mais l'ensemble est légèrement sous-exposé. On peut également observer de légères coupures dans les zones claires, un phénomène assez courant avec les appareils compacts. Le Dimage offre des réglages de sensibilité allant jusqu'à 400 ISO. Les résultats à cette sensibilité sont satisfaisants pour des impressions au format carte postale. Les images ne présentent qu’un léger bruit dans les zones sombres. En revanche, l'utilisation d'un un programme de réduction du bruit est conseillé pour des impressions en A4 ou plus grand.

    Le préréglage de l’équilibrage automatique des blancs a relativement bien fonctionné dans diverses conditions d’éclairage, mais il a tendance à produire une teinte rouge sur certaines de nos photos.
    Malheureusement, le Dimage Z3 n’est pas exempt de défauts. Il lui est arrivé plusieurs fois de se figer à la suite de problèmes de carte mémoire SD. Le même incident est survenu lors de l'utilisation de cartes provenant d'autres appareils, ou de modèles un peu plus anciens. La solution est venue d'une carte avec une vitesse d'écriture x66 et formatée avec l'appareil.


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