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Maserati Quattroporte Sport GT S

Calculer le bonus/malus de ce modèle
Tags : Sport, Maserati
VOITURE

plus Plus : mode « sport », sonorité moteur, sensations, performances, finition, polyvalence

moins Moins : technologie « limitée », tarifs

Comportement routier
Sécurité
Confort
Habitabilité
Technologie
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Les différences qui la distinguent de la Quattroporte S sont si minimes qu’on est en droit de se demander ce qu’apporte la nouvelle Sport GT S. Ce serait faire l’impasse sur quelques subtilités techniques intéressantes…

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En effet, comme souvent chez le constructeur italien, trouver les différences entre deux modèles revient à jouer au jeu des 7 erreurs. Au premier abord, c’est le cas aujourd’hui puisque cette Sport GT S revendique essentiellement un gain de puissance de 10 chevaux. En s’attardant un peu sur la fiche technique, et surtout en l’essayant, on constate que la GT S apporte bien plus. Cette berline conjuguant à merveille luxe et sportivité est donc une super S qui s’invite dorénavant dans le clan très fermé des berlines hypersport, aux côtés des Audi S8 et Mercedes S63 AMG.

Extérieurement, les différences par rapport à la S sont minimes
Le chromé disparaît au profit d’un noir plus « agressif » : intérieur des phares, calandre, joncs de contour de vitres, double sortie d’échappement désormais ovale… Pour parfaire ce physique subtilement bad-boy, des jantes de 20’ font leur apparition. A l’intérieur, la finition est incroyable, le choix des matériaux parfait. Seules les nouvelles palettes au volant, allongées pour une meilleure préhension, sont faites d’un plastique indigne du standing régnant à bord. Pour le reste, c’est du grand art : sellerie cuir/alcantara, inserts en véritable carbone, cuir, aluminium… La Quattroporte Sport GTS est équipée, au choix, de deux interfaces multimedia : le Maserati Multimedia System (développé avec Magneti Marelli, très proche de celui des Peugeot et Citroën) ou le Bose Multimedia System. Ils ont en commun l’ordinateur de bord, le GPS, un disque dur interne (30 et 40 Go), la commande vocale, le bluetooth et une prise USB, le système Bose offrant en plus la reconnaissance de formats vidéos (dont 5.1), une interface iPod, un tuner TV…

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Une Maserati privilégie les sensations, au détriment des gadgets
Ne cherchez donc ni vision tête haute ni système de créneau automatique, tout ce qui sort du domaine de la sécurité et des performances ne fait pas partie du vocabulaire de la Quattroporte. L’intérêt de cette Sport GT S réside dans un petit bouton situé sur la console centrale : le mode « sport ». Il permet à la GT S de se muer en quelque chose d’autre qu’une « simple » S. Ce mode influe sur la cartographie (montées en régimes plus rapides, puissance maxi augmentée de 10 ch), sur les lois de passage de la boite de vitesses à 6 rapports et, le plus audible, sur les valves à l’échappement. Les différences entre une S et une GT S se voient peu… Elles s’entendent !

Un mode sport repris à la GranTurismo

Il consiste à ouvrir les valves à l’échappement pour modifier le parcours des gaz brulés. Ces derniers évitent le passage (long et castrateur) dans les chambres de tranquillisation pour s’échapper en trajet direct vers l’extérieur. Outre le gain de puissance, la sonorité est métamorphosée. Les 440 ch du V8 de 4,7 l résonnent, ronronnent, hurlent en fonction du régime moteur, agissant comme un véritable excitant. Mais l’effet n’est pas que placébo. Les autres paramètres modifiés permettent une réelle amélioration de performances : 5 km/h en pointe (285 km/h) et 0,3 s au 0 à 100 km/h (5,1 s) de mieux que la S. La poussée, timide voire presque décevante à bas régimes, est retentissante passé les 5 500 tr/min. Passé le cap des 6 000 tr/min, elle devient même franchement agressive d’autant que le régime maxi atteint dorénavant 7 200 tr/min, soit 200 tr/min de mieux que sur la Quattroporte S.

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Très sportive et très confortable

La boite reçoit un nouveau calibrage, offrant des passages de rapports plus rapides… sans convaincre pleinement. En manuel, le conducteur reste entièrement maître des changements de rapports. Enfin, le mode Sport repousse l’action des assistances électroniques (stabilité et antipatinage) par ailleurs entièrement déconnectables. Attention tout de même, malgré un équilibre très calculé (51% du poids sur l’arrière), la Quattroporte est une propulsion très expressive. Finalement, la seule variable que ne modifie pas le mode Sport est l’amortissement. Rabaissée de 15 mm à l’avant et 11 mm à l’arrière par rapport à la S, la GT S fait le choix de réglages typés sport, privilégiant la tenue de route et les mouvements de caisse. Malheureusement, avec presque 2 tonnes sur la balance, cette Maserati n’est pas une sportive pure et dure. Elle est même très confortable s’il n’y avait ces bruits aérodynamiques trop présents. Quant à aux freins, leur mordant nous a laissé sur notre faim…

La Quattroporte Sport GT S ne révolutionne pas la Quattroporte S mais y ajoute un peu de piment. Cette berline luxueuse et sportive n’offre que ce qu’il faut d’électronique… Mais elle distille un plaisir peu commun.

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