Samsung SP50L6HX
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Ce rétroprojecteur s'appuyant sur la technologie DLP offre une très grande image pour le prix d’un plus petit. Ses traitements vidéo avancés et une connectique riche semblent le préparer au mieux à l’image haute définition.
Peu de constructeurs continuent, en Europe, à proposer des rétroprojecteurs au grand public. Pourtant le SP50L6HX permet d'offrir une diagonale de 50 pouces (127 cm) pour un prix d’achat très inférieur à de nombreux écrans à plasma de 42 pouces.
D'un point de vue esthétique, ce rétroprojecteur ne mérite probablement pas de médaille particulière. Il est assez simple mais soigné. Les matériaux en plastique sont d’assez bonne facture; le pourtour d’écran noir très mat contraste joliment avec la base grise métallisée percée de milliers de petits trous. Ces derniers cachent les haut-parleurs de puissance modeste et, au centre, un capteur infrarouge très discret. On trouve également un gros disque métallique entourant les témoins d’activité de l’appareil : veille, fonctionnement et état de la lampe passant du vert au rouge en cas de surchauffe. Simple, efficace et discret, à la manière des boutons courants (menu, volume, chaine) placés sur la tranche droite de l’écran : arrondis, chromés, biseautés, ils se fondent totalement dans l’ensemble avec un réelle touche de goût.
De profil, l’engin est évidemment moins agréable : d’une fine bordure autour de l’image on passe à un gros trapèze profond d’une petite quarantaine de centimètres. Ce n’est pas un rétroprojecteur nouvelle génération ultramince! Heureusement, la base très compacte permet de le poser sur un meuble large et d’obtenir une image gigantesque dans un encombrement environ deux fois plus important que celui des écrans LCD ou plasma, soit l’équivalent d’un tube cathodique de 55 ou 63 cm de diagonale.
Mal placée à l’arrière de l’appareil, obligeant à laisser un espace entre le mur et le dos du rétroprojecteur, la connectique est heureusement très complète. L’entrée numérique HDMI supporte son et image haute définition, tout comme l’entrée composante YUV sur fiches RCA et l’informatique RGB sur prise Dsub15. Pour les standards plus anciens, trois prise péritel dont deux RGB et les traditionnelles composite/svidéo sont de la partie. Ces deux dernières sont reprises sur le flanc droit de l’appareil, pour la connexion rapide d’un appareil nomade.
Comme pour la plupart des grands écrans, un mobilier spécifique lui est associé.
Rien de bien neuf sous le capot, uniquement des valeurs sûres qu’il est appréciable de retrouver un pareil niveau de prix. On citera pour la technologie de projection DLP une matrice HD2+ de résolution 1280x720 pixels, capable d’afficher, dans de bonnes conditions, les signaux haute définition. La lampe de puissance modérée offre une luminosité de 900 cd/m² qui se traduit, en pratique, par une intensité très importante qui améliore la visibilité en lumière ambiante mais s’avère un peu trop nerveuse en obscurité totale. On aurait apprécié la présence d’un diaphragme ou d’un réglage économique afin de moduler au mieux cette débordante énergie lumineuse. Un circuit de ventilation éprouvé, un très léger cran au-dessous de la moyenne, assure un bon silence de fonctionnement.
Pas de fioritures côté interface utilisateur, Samsung conserve les mêmes menus et la même télécommande pour tous ses téléviseurs. Dans les deux cas, l’ergonomie n’est pas fabuleuse mais l’on s’y retrouve avec un petit temps d’adaptation. La télécommande de finition très moyenne est bardée de touches de formes et disposition variées qui ne tombent pas aussi bien sous le pouce que l’on pourrait l’espérer. Les messages à l’écran, en langue française, sont plus faciles à appréhender mais certains restent abscons tel un certain mode film, le réglage de faiblesse couleur ou SRS TSXT. Un coup d’œil dans le manuel sauvera l’utilisateur perdu, celui là même qui aura pris soin d’utiliser les réglages d’image standard, pour obtenir un rendu moins explosif que dans le mode dynamique. Une diminution de la netteté évitera également l’apparition de halos blanchâtres ou de pourtours d’objets à l’écran.
Vous l’avez compris, il faut régler ce rétroprojecteur pour en tirer une image correcte. Correcte, car le rendu n’est pas de très haute qualité : l’optique ne présente pas de distorsion ou d’aberrations chromatiques mais elle n’offre pas non plus un contraste ou un piqué exceptionnels. À cela s’ajoute un traitement de surface efficace pour l’homogénéité lumineuse, les angles de vision larges et l’absence de granularité ou de cristallinité. Malheureusement, la précision n’est pas chirurgicale. Côté circuits vidéo, on devra absolument activer le traitement vidéo DNIe sous peine de voir apparaître des effets de blocs sur les sources numériques (DVD, câble, satellite) ou un bruit vidéo excessif (consoles de jeu, télévision analogique). DNIe qui, en contrepartie, a tendance à pousser le contraste dans ses derniers retranchements. Là encore, quelques réglages dans les menus permettront de tempérer le tout. Un disque de calibrage vidéo sera toutefois indispensable pour arriver à un niveau acceptable. On notera l’absence d’efficacité du réducteur de bruit numérique ainsi qu’un manque de précision dans le traitement : les hautes lumières ou ombres sont moyennement définies, les dégradés de couleur présentent quelques fois de petits effets de bande. Reste la colorimétrie, décevante, avec des tons chair qui virent vers le rosé ou le sanguin, des brûlures et des solarisations intempestives, des dérives dans les verts. Et ce, malgré des ajustements de couleur pas vraiment efficaces proposés dans un menu spécial.
Côté son, enfin, le bilan est plus positif avec une grosse réserve de puissance, une définition suffisante pour permettre une bonne compréhension des dialogues et une belle ampleur de reproduction qui laisse les effets stéréophoniques s’exprimer avec soin. Le grave est malheureusement sous dosé d’origine et seule l’activation du SRS TSXT (TruSurround XT) comble avec une très grande efficacité ce manque, au grand dam du coffret plastique de l’appareil qui se met à résonner lorsque les basses fréquences atteignent un niveau important.
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