Reportage : les tests qualité chez Audi (2/2)
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Pour ce second volet de notre plongée au cœur du département qualité de Audi, nous allons nous intéresser à la partie la plus high-tech et la plus impressionnante. Mesures optiques, microscope à balayage électronique.
C’est dans un grand hangar, sans fenêtre aux accès soigneusement contrôlés que nous poursuivons cette visite. A l’intérieur chaque nouvelle Audi de pré-série est assemblée pour contrôler le bon ajustement de ses éléments.
Télémétrie
Si l’assemblage d’une voiture peut paraître assez simple sur plan, dès lors que l’on passe à un modèle réel, avec des centaines de pièces provenant de fournisseurs différents et des ajustements à respecter au millimètre près, la tâche se complique singulièrement.
Pour veiller au respect de toutes les côtes, l’habitacle et la carrosserie de chaque nouveau modèle est passé au peigne fin d’un télémètre, une sorte d’appareil de lavage automatique où les balais seraient remplacés par des capteurs optiques. Les jeux sur les boutons de commandes, les écarts entre deux panneaux de carrosserie visibles ou non et l’épaisseur des joints, tout est mesuré.
Et quand une portière est bien ajustée, on vérifie qu’elle ne vibre pas trop lors de sa fermeture. Plusieurs électrodes sont disposées sur celle-ci afin de mesurer l’amplitude de sa vibration. Lors de cette visite, une équipe était affairée sur un cabriolet, l’un des cas les plus difficiles à cause de l’absence de toit.
La solution se trouve dans l’infiniment petit
Dans un autre bâtiment, c’est un laboratoire de physique qui nous attend. On y analyse les pièces défectueuses avec des moyens dignes des meilleures polices scientifiques. Pour la démonstration, un ressort de soupape brisé s’est prêté au jeu. Le but était de déterminer la cause de sa rupture à partir d’une analyse chimique. La pièce est examinée dans un premier temps à l’aide d’un microscope à balayage électronique, un équipement encore très peu répandu. Avec un zoom de 300.000 sur le centre de la rupture, il permet de localiser une trace de corrosion. Un spectrogramme de masse assure ensuite l’analyse chimique de cette zone et le verdict tombe : la cause est une impureté dans le moule de la fonderie.
La preuve est alors irréfutable auprès du fournisseur auquel Audi demandera des efforts de qualité.
A la fin de cette visite on réalise un peu plus que l’automobile est maintenant d’une incroyable complexité où la fiabilité devient un défi de plus en plus grand, nécessitant des moyens considérables. Et même en les déployant, un constructeur n’est pas à l’abri de défaillances. Car comme d’autres marques premium, Audi a connu ces dernières années des disfonctionnements répétés sur certains modèles. On réalise enfin que les coûts engendrés pour maintenir ce niveau de qualité sont énormes,
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