Tata rencontre des difficultés techniques avec la technologie à air comprimé de MDI
Deux ans après avoir acquis la licence d'exploitation de la voiture à air comprimé de MDI, le constructeur indien Tata fait état de difficultés techniques quant à son utilisation sur un véhicule commercial.
La nouvelle avait fait grand bruit en 2007 lorsque la société d’ingénierie MDI avait signé un accord avec le constructeur indien Tata. MDI avait vendu à Tata un brevet de construction et de commercialisation de son auto à air comprimé, valable uniquement sur le marché indienLes questions étaient alors nombreuses. Le constructeur indien était-il plus clairvoyant que ses homologues français qui ne manifestaient pas d’intérêt pour cette technologie ? Ou, Tata avait-il fait une erreur en achetant une technologie qui n’a pas encore fait ses preuves et qui est toujours sujet à de nombreux doutes.
Deux ans plus tard, la balle penche dans le camp de la prudence des constructeurs français et des sceptiques de l'air comprimé. Dans une interview au quotidien économique indien DNA Money, le directeur de recherche de Tata Motors, S Ravishankar, a déclaré qu’il rencontrait des difficultés avec cette technologie. Ces problèmes concernent selon lui la faible autonomie et la gestion de la température de l’air. Il ne s’est en revanche pas prononcé sur un éventuel abandon de cette technologie.
Dans le même temps, MDI a publié un communiqué démentant les conclusions de l’étude de l’université de Berkeley qui démontraient que la technologie à air comprimé du constructeur français serait plus polluante (en termes de CO2) que la propulsion électrique par batterie. MDI conteste la méthodologie employée par la célèbre université et entend prendre des mesures pour obtenir « la réparation du préjudice qui en résulte ».
Vos réactions
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Oui PAO, "sous certaines conditions d'usage et d'environnement", le véhicule à air comprimé peut avoir sa place; je vois deux cas:
1 - dans un milieu confiné (entrepôt,...) car pas de gaz d'échappement
2 - dans un local contenant une atmosphère explosive (si, ça existe, notamment dans le domaine spatial) car pas de risque d'étincelles.
Si vous avez de telles conditions environnementales, foncez et réservez un Airpod (c'est payant: 500 euros). Bien entendu, ne soyez pas trop curieux sur les performances (non garanties), ne soyez pas exigeant sur les délais (reports d'années en années), ne chipotez pas sur le prix, car il n'est ni ferme ni définitif, et enfin, ne posez pas de question sur le compresseur que vous devrez utiliser (c'est confidentiel).
Sinon, pour le véhicule de l'automobiliste moyen, le rendement est peut-être accessoire, mais à l'usage un rendement médiocre comme ce que permet d'obtenir l'air comprimé risque d'être un peu déroutant.
Que diriez-vous d'une voiture pour laquelle il faudrait faire tourner un compresseur pendant 8 à 10 heures dans votre garage pour faire un plein, puis qui serait capable de faire moins de 50 km, avant de revenir refaire un plein d'air?
On peut penser alors que la question du rendement vous paraitrait moins secondaire, non?
Et pourtant, sauf à ce que Guy Nègre démontre le contraire (ce qu'il refuse de faire depuis plus de 15 ans), c'est bien ce à quoi il faut s'attendre pour les performances de son Airpod.
D'ailleurs, contrairement à ce qu'il prétendait, il ne cherche pas à le proposer comme solution à l'Autolib de l'appel d'offres de la ville de Paris. Est-ce un aveu?
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+1 Fabio !
Il est difficile d'évaluer les éventuelles solutions du futur avec les réflexes d'aujourd'hui.
Est-ce qu'une batterie L-I est plus ou moins polluante qu'un réservoir à air comprimé ?
Le rendement énergétique est-il le seul facteur de choix si l'origine de l'énergie est 100% propre ?
Est-ce qu'un véhicule avec seulement 50% de rendement n'a pas une place à prendre sous certaines conditions d'usage et d'environnement ?
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- Rendement d'une charge de batterie Li-Ion, quelle que soit sa capacité : supérieur à 90% (jusqu'à 99,9% dans les meilleurs cas)
- Rendement d'une charge de réservoir d'air comprimé, quelle que soit sa capacité : 50% dans les meilleurs des cas.
La loi des gaz implique qu'un gaz qui se compresse s'échauffe de façon importante. Cette chaleur, qui est ensuite forcément dissipée et perdue, représente la part énorme d'énergie perdue dans le procédé.
Fin de l'histoire.
Si les mass-médias avaient un peu réfléchi avant d'offrir une tribune à des charlatans comme MDI il y a quelques années, on en serait pas là et d'autres technologies auraient pu bénéficier des fonds qui ont été gaspillés dans cette supercherie scandaleuse !
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Inutile de perdre son temps à faire des équations ! La voiture électrique n'a jamais été essayée par un journaliste. Cela signifie que ça ne marche pas, point barre.
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S'il ne s'agissait que de la mort des pétroliers et autres ce serait facile. Le problème et que même les premiers enthousiastes de la technologie à air comprimé comme moi ont déchanté devant le faible rendement de la solution. J'en ai fait des équations, des calculs ... pour arriver à une conclusion toute simple le rendement ne sera jamais au rendez-vous.
C'est bien dommage, je suis parmi les premiers déçus. reste l'électrique alimentée par du renouvelable (type solaire, éolien ou biogaz).
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Il ne faut pas être grand clerc pour savoir que les enjeux de mise sur le marché d'un tel produit sont démentiels:
pas besoin de pétrole
pas besoin d'entretien couteux, d'ensemble mécanique complexe.
pas besoin de batteries
La mort du commerce automobile et du lobie pétrolier.
Faut pas rêver il auront leur peaux!
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